Les Etoiles naissent, vivent leur vie en brûlant leur carburant d'hydrogène et d'hélium, puis meurent en expulsant dans le milieu interstellaire leur gaz enrichi en éléments chimiques provenant de leur alchimie nucléaire. Ce gaz s'effondre sous l'effet de la gravité pour donner naissance à une nouvelle génération d'étoiles et ainsi de suite. Ce sont des cycles de vie et de mort qui se succèdent sur des millions, voire des milliards d'années.
Le soleil qui est apparu il y a 4 milliards et demi d'années, soit onze milliards et demi d'années après le Big Bang, est déjà un astre de la troisième génération. Les galaxies qui sont des groupes de centaines de milliards d'étoiles en évolution, doivent donc aussi changer au cours du temps.
De plus, rien n'est immobile dans l'espace. La gravité fait que toutes les structures de l'univers, étoiles et galaxies s'attirent et " tombent " les unes vers les autres. Ces mouvements de chute s'ajoutent au mouvement de l'expansion de l'univers…
Le Terre, de fait, participe à un fantastique ballet cosmique. Elle nous entraîne d'abord à travers l'espace à 30km/seconde dans son voyage annuel autour de Soleil. Celui-ci amène à son tour la Terre dans son périple autour de la Voie lactée à 230km/seconde. La Voie lactée tome à 90km/seconde vers sa compagne Andromède. Et ce n'est pas fini…
Le Groupe local qui contient notre galaxie et Andromède tombe à quelques 600km/seconde vers l'amas de la Vierge, ce dernier tombant lui-même vers une grande agglomération de galaxies appelées le " Grand Attracteur ".
Le ciel statique et immuable d'Aristote est bien mort. Tout n'est qu'impermanence, changement, transformation.
Nous avons vu que le monde subatomique n'échappe pas à cette règle. Malgré l'apparence placide et immobile de la matière qui entoure, des nuées d'électrons tourbillonnent dans le vide des atomes.
L'espace qui nous environne et que nous croyons vide et dépourvu d'activité, est peuplé d'un nombre inimaginable de particules " virtuelles " qui apparaissent et disparaissent à un rythme effréné (leur durée de vie est 10-43 seconde, le temps de Planck).
Au moment même où je parle, il y a mille milliards de milliards d'électrons virtuels dans un cm cube d'espace.
Il n'y a pas de doute :
L'Impermanence est Omniprésente. |